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 Jake dans la presse

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Lost_Girl
Jack Jr
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MessageSujet: Jake dans la presse   Jeu 9 Fév - 8:06

Source http://justjared.blogspot.com/

http://justjared.blogspot.com/2006/02/jake-gyllenhaal-vanity-fair.html

Citation :
THE NEW HEARTTHROB #2 :: Jake Gyllenhaal famously lassoes Heath Ledger in Brokeback Mountain (2005), a film that's on the trail toward rushing up some Oscar gold. He brought to the part just the right mix of a cowboy's laconism and passion, which made his other two recent performances, as a math geek in Proof and a buff Marine sniper going star-crazy in Jarhead, all the more remarkable. His days of playing the misunderstood lad -- as he did, to great effect, in the freaky cult classic Donnie Darko (2001), The Good Girl (2002), and October Sky (1999) -- are clearly behind him. Gyllenhaal, a child of L.A., was immersed in his craft from his earliest days: his father Stephen, is a director (Losing Isaiah, 1995); his mother Naomi Foner Gyllenhaal, is a screenwriter (Running on Empty, 1988); and his sister, Maggie, is rising right along with him through Hollywood's ranks. He's not at work on Zodiac, playing a newspaperman who tracks the California serial killer of the 1960s and 70s, under the direction of Fight Club's David Fincher.

http://justjared.blogspot.com/2006/01/jake-gyllenhaal-sophia-bush.html
http://justjared.blogspot.com/2005/11/jake-gyllenhaal-zodiac.html
http://justjared.blogspot.com/2005/08/jake-gyllenhaal-baseball-pictures.html
http://justjared.blogspot.com/2005/05/jake-gyllenhaal-walks-dog-pictures.html
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azalée
Lureen Twist
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Lun 13 Fév - 20:55

Citation :
You are bidding on a rare edition of The W A V E magazine with Jake Gyllenhaal, star of Jarhead on the cover

This is a 110-page entertainment magazine from the San Francisco Bay Area. It features an exclusive interview with Jake Gyllenhaal, star of Brokeback Mountain. In it, he talks about how the movie changed his life, how difficult it was working with Ang Lee and why he doesn't want to work with him again, and all kinds of details of how hard it was to seduce Heath Ledger on film! He also talks about auditioning with Heath for Moulin Rouge and how they bonded over both getting rejected and much more.
Dommage qu'on ne puisse avoir un scan de l'article de ce magazine (il semble dater de 2005 et est en vente sur e-bay, prix de l'envoi des EU totalement prohibitif !), l'interview a l'air de dévoiler des choses inédites ! Il ne voudrait plus travailler avec Ang Lee car c'était difficile ?????
Ce mag a l'air sérieux et seul JG est en photo sur la couv...

http://cgi.ebay.fr/JAKE-GYLLENHAAL-Brokeback-Mountain-Gay-Magazine-Cover_W0QQitemZ7008156785QQcategoryZ280QQrdZ1QQcmdZViewItem#ebayphotohosting
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azalée
Lureen Twist
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Mer 15 Fév - 22:48



Et bien le voilà l'article de TheWave !
On y apprend, entre autres, qu'Ang Lee avait bien brieffé JG sur le fait que le personnage de Jack avait déjà l'expérience des hommes avant de rencontrer Ennis ! Twisted Evil
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Eleane
Jack Twist
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Mer 15 Fév - 23:02

Si j'ai bien compris il avait passé une audition pour Moulin Rouge et que Heath était aussi sur les rangs ? Quand je vois comment Jack chante j'ai peur pour mes oreilles Laughing
Sinon si j'ai bien compris lui et Heath sont définitivement bons amis et aucune jalousie entre eux. C'est bien çà ?
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azalée
Lureen Twist
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Mer 15 Fév - 23:13

J'ai compris la même chose... Cependant j'ai lu quelque part qu'il savait chanter ET danser, et c'est pourquoi il avait ses chances à ce casting. Quant à ses couacs que l'on connaît, c'était sûrement pour les besoins de ses rôles ! confused
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Tyty
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Sam 18 Fév - 0:38

Studio - Janvier 2006



0056
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Tyty
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Mar 21 Fév - 0:58

Mag. Score :



0056
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Tyty
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Mar 21 Fév - 21:16

ONE HAAL OF A NICE GUY
Kiki King, Eva Simpson & Caroline Hedley

OUR current favourite actor is the gorgeously humble Jake Gyllenhaal. Jake, 25, who picked up the Best Supporting Actor gong, told us: "The award was totally unexpected, although I feel I've always been supported by the Brits since I was on stage in the West End.


"I haven't set aside a place for this award as I wasn't expecting it. And I didn't prepare a speech either."

Jake had nothing but kind words for his Brokeback Mountain co-star, Heath Ledger.

"Heath and I are best friends now, making the film was very intense for us. I'm actually godfather to Heath's daughter Matilda which is an amazing honour."

At the Baftas dinner The OC's Mischa Barton went out of her way to get an introduction to the fabulous Jake.


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Our spy tells us: "They swapped numbers and when he walked away she did a little victory dance to her friend."


Don't suppose her fella Cisco Adler will be too pleased.
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beefx
Jack nasty
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Mar 21 Fév - 21:48

Tyty a écrit:

Citation :
At the Baftas dinner The OC's Mischa Barton went out of her way to get an introduction to the fabulous Jake.


Advertisement

Our spy tells us: "They swapped numbers and when he walked away she did a little victory dance to her friend."

Mischa Barton?
Qu'est-ce que c'est que cette espèce de croqueuse de diamants? Mad Laughing Laughing
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Tyty
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Mar 21 Fév - 22:18

beefx a écrit:
Tyty a écrit:

Citation :
At the Baftas dinner The OC's Mischa Barton went out of her way to get an introduction to the fabulous Jake.


Advertisement

Our spy tells us: "They swapped numbers and when he walked away she did a little victory dance to her friend."

Mischa Barton?
Qu'est-ce que c'est que cette espèce de croqueuse de diamants? Mad Laughing Laughing

C'est une actrice qui joue dans la série Newport Beach. J'avais déjà lu qu'elle avait craqué sur Jake il y a quelques temps de ça !
Quelques photos :



Plutôt jolie, non ?
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Lost_Girl
Jack Jr
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Mer 22 Fév - 8:22

Un tit article people mais...

http://www.justjared.com/gossip/2006/02/jake_gyllenhaal_godfather_1.php#more
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Babzen
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Ven 24 Fév - 21:58

perso jack est largement mieu les cheveux long que totalement rasé lool
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LeyleyDrive
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Sam 4 Mar - 20:36


Je ne sais pas si ça a été deja posté, si c'est le cas dites le moi et je l'enleve, sinon bonne lecture Wink

_________________


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Celia5779
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Jeu 9 Mar - 1:31

Un article du magazine Première de Janvier.

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LeyleyDrive
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Jeu 9 Mar - 9:38

Merci Celia5779 Exclamation Exclamation Exclamation bounce

_________________


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Tyty
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Jeu 9 Mar - 11:14

Merci beaucoup Leyley et Célia pour ces articles Exclamation Exclamation Wink
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Jane
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Jeu 9 Mar - 11:33

Merci pour l'article, j'aime beaucoup l'humour tout en finesse de Jake Cool

"On ne dit pas non à un réalisateur comme Ang Lee.Bosser avec lui est assez proche d'une relation amoureuse. La lune de miel est inoubliable, puis viennent les réalités du mariage. Il n'y a pas beaucoup de sexe, mais quand ça arrive c'est absolument incroyable. Excellent métaphore vu le thème du film n'est-ce pas?"
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Celia5779
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Jeu 9 Mar - 11:59

Mais de rien, je suis heureuse de vous en faire profiter. Wink
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Alias85
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Jeu 9 Mar - 13:47

L' humour de Jake toujours lol !!!!!!!!!! ahhhhh je l'adore !!!!!!!! Embarassed
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Tyty
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Mar 21 Mar - 1:05

Article Telerama :

PORTRAIT: Un modeste charismatique
Jake Gyllenhaal

On l'a découvert en lycéen perturbé dans un teenage movie mâtiné de fantastique, et devenu « culte », Donnie Darko (2002). Il évoquait alors un cousin de Tobey Maguire, repéré et starisé peu avant lui.
De loin, tous deux figuraient le même ado lunaire aux grands yeux qu'on imagine volontiers myopes et auxquels il est loisible de prêter toutes les nuances comprises entre ironie et mélancolie. Désormais, Jake Gyllenhaal n'a plus rien à envier à Spider-Man (dont il a même repris, dans la vie, la girlfriend célèbre, Kirsten Dunst). Il a eu son blockbluster planétaire à lui (Le Jour d'après, en 2003). Il a achevé avec succès sa puberté de cinéma (à 25 ans, fini les rôles de campus), et il est en passe de devenir l'une des vedettes masculines les plus demandées à Hollywood. Les sorties françaises quasi simultanées de deux films en témoignent. Dans Jarhead, de Sam Mendes, Jake Gyllenhaal, fort d'une inattendue carapace musculaire, est crédible en marine qui pète les plombs à force d'inaction dans le désert pendant la guerre du Golfe.
Et, le 18 janvier, il fait montre d'une impressionnante aura romantique au service de la première love story gay produite par Hollywood : Le Secret de Brokeback Mountain, d'Ang Lee. Rencontré à Paris, Jake Gyllenhaal confirme par sa présence modeste qu'il appartient, comme Matt Damon, à cette catégorie d'acteurs réservant tout leur charisme à l'écran. Il est sympathique, poli, réfléchi, et s'acharne de surcroît à prétendre le contraire : « Je suis aussi colérique et agressif que dans Jarhead. « Fils d'un réalisateur et d'une scénariste démocrates bien intégrés à Hollywood, frère d'une actrice (Maggie Gyllenhaal), Jake est, dit-on, persuadé d'avoir tout obtenu trop facilement. Cela explique peut-être cette pointe de détachement triste qui (malgré lui ?) fait toute la finesse de son jeu et devrait rester son atout pour longtemps.

CRITIQUE BROKEBACK MOUNTAIN: Le Secret de Brokeback Mountain
Une grande et belle romance à l'ancienne... entre deux cow-boys. Ang Lee a osé, il a bien fait.

Non seulement les histoires d'amour finissent mal, mais désormais, elles donnent du fil à retordre aux cinéastes. Il faut voir le traitement que Hollywood inflige à ses love stories : des comédies romantiques « énormes » (et souvent drôles d'ailleurs), à la sauce trash, pour mettre à distance la romance et éviter d'ennuyer les foules avec les sentiments, ces vieilles choses. Depuis Sur la route de Madison (1995), de Clint Eastwood, un seul film a soufflé avec succès sur les braises du mélo d'amour immémorial. Il venait d'Extrême-Orient : In the mood for love. Cet exploit signé Wong Kar-wai était d'abord une affaire de style : forme déconstruite, tournoiement de signes fétichisés.

Le Secret de Brokeback Mountain, hollywoodien mais réalisé par un autre Asiatique mondialement connu, Ang Lee (Tigre et Dragon, Hulk), est au contraire d'un classicisme total. Pourtant, il parvient à une prouesse analogue : redonner toute sa vigueur au film d'amour. Cette réussite tient d'abord à un récit, grande spécialité américaine. La nouvelle d'Annie Proulx (Brokeback Mountain tout court) publiée pour la première fois dans le New Yorker en 1999, aujourd'hui rééditée en France (chez Grasset), est fulgurante. En moins d'une centaine de pages, toute l'ivresse et le malheur d'une passion mutuelle et impossible entre deux gardiens de bétail du Wyoming, de 1963 au début des années 80. L'idée d'en faire un film vint très vite, le projet resta longtemps entre les mains de Gus Van Sant et effraya plus d'un acteur (dont Brad Pitt et Leonardo DiCaprio). C'est à croire que tout a changé en quelques années : aujourd'hui, Brokeback Mountain est, outre-Atlantique, le film le plus prisé par la critique et les gens de cinéma. Il a aussi obtenu le Lion d'or au dernier festival de Venise.

Quand Jack le brun et Ennis le blond sont engagés pour garder ensemble un troupeau de moutons, pendant la saison de transhumance, ils ont 20 ans, ne se connaissent pas. On apprend au détour de leurs conversations rudimentaires qu'ils viennent tous les deux de familles modestes, évidemment rurales, et qu'Ennis, de loin le plus fruste, a perdu ses parents encore môme. La première partie du film dévide les semaines passées à deux en pleine nature, selon le protocole voulu par le propriétaire du troupeau : l'un dort en altitude, près des moutons, l'autre, un peu plus bas, au camp... Ils partagent des boîtes de haricots le soir auprès du feu. Amicalement. Jusqu'à la nuit où, moitié à cause du froid et du whisky, moitié parce que Jack le veut, ils couchent ensemble.

L'homosexualité entre cow-boys, oui, mais le film ne se veut pas pour autant une « relecture » du western antique, à la lumière d'une (relative) décontraction des mœurs contemporaines. Les années 60, où s'inscrit Brokeback Mountain, sont d'ailleurs marquées par le déclin de l'Ouest mythique et celui du western. Au fond, Ang Lee n'emprunte à ce genre que ses paysages et ses costumes, pas du tout ses structures narratives ni son esprit – aucun éloge du labeur des cow-boys, montré ici sous un jour fastidieux au possible. Brokeback Mountain est avant tout un intense mélodrame, une histoire d'empêchement. Quand les deux garçons terminent leur job saisonnier, finie aussi la lune de miel. L'Amérique profonde, archaïque (celle-là même qui perdure toujours), rappelle à l'ordre les amants. Ennis en a intégré tous les interdits, Jack en subira les conséquences.

Ce sont donc des acteurs peu connus (pour plus de détails, se reporter au numéro précédent) qui « osent » jouer les pédés dans ce film qui restera une première dans l'histoire de Hollywood. On peut préférer la fine sobriété de Jake Gyllenhaal (Jack) à la composition très payante de Heath Ledger, avec accent péquenot à tailler au couteau. Mais tous deux réussissent le plus difficile : exprimer de l'intérieur le passage des années et les regrets creusés, alors que leur maquillage de vieillissement se fait un peu trop voyant. Et s'il manque parfois, à la réalisation, le génie spécial d'un... Wong Kar-wai pour dire le lent et vain écoulement de l'énergie vitale loin de l'être aimé, deux personnages bouleversants s'incarnent bel et bien. Jack qui dit oui à tout en restant fixé sur un seul objet d'amour ; Ennis qui, au fil du temps, dit non à tous (sa femme, son amant, sa maîtresse, sa fille), incapable de vivre ni selon son cœur ni autrement.

Le film – comme la nouvelle – séduit aussi par sa manière, très inactuelle, de prôner une sorte de religion du souvenir. On voit à plusieurs reprises les deux cow-boys s'évader en pleine nature lors de leurs rares moments partagés, une fois qu'ils sont englués dans leurs destins respectifs. On peut d'abord penser qu'il s'agit d'échapper aux regards d'autrui, à la norme sociale, etc. Mais, peu à peu, il apparaît que leurs escapades sont autant de pèlerinages. Sans jamais oser retourner à Brokeback Mountain, ils reconstituent tacitement, invariablement, les conditions de leur première fois. Comme s'il n'y avait qu'un seul instant d'éternité dans toute une vie et, ensuite, des décennies vouées, en solitaire ou à deux, au culte de cet instant.


(Brokeback Mountain). Américain (2h14). Réalisation : Ang Lee. Scénario : Larry McMurtry & Diana Ossana. Avec : Heath Ledger (Ennis), Jake Gyllenhaal (Jack), Michelle Williams (Alma).

LES NOUVEAUX ACTEURS AMERICAINS:

Plus subtils, plus sensibles et très polyvalents, les comédiens nouvelle génération crèvent l'écran. Gros plans sur les fils prodiges de Hollywood.


Les Oscars en ligne de mire, Hollywood démontre une fois encore à quel point le cinéma américain garde la main en matière d'interprétation, ou plutôt d'incarnation. Et cette année est celle des hommes, renouvelés, rajeunis. Moult films à l'affiche – ou sur le point de l'être – rayonnent ainsi par la présence brute, immédiate, sensuelle (au-delà, bien souvent, d'un méticuleux travail de composition) de leurs comédiens, dont plusieurs accèdent pour la première fois à un rôle marquant. On songe à Jake Gyllenhaal, nouvelle coqueluche de Hollywood, qu'on verra, à une semaine d'intervalle, en marine pendant la guerre du Golfe (Jarhead, de Sam Mendes), puis en cow-boy gay (Le Secret de Brokeback Mountain, d'Ang Lee). Sans oublier ses partenaires successifs : l'outsider à suivre, Peter Sarsgaard, et l'ancien second rôle falot devenu captivant, Heath Ledger. Puis viendront Eric Bana, l'acteur sans signe particulier de Hulk et de Troy, transfiguré en agent ténébreux du Mossad par Spielberg (Munich). Et enfin Joaquin Phoenix, aux prises avec ce qui restera l'un des rôles les plus marquants de sa carrière, celui du chanteur Johnny Cash, mort en 2003 (Walk the line).

Joaquin Phoenix, Jake Gyllenhaal ou Heath Ledger : rien que ces trois-là représentent à merveille la nouvelle vague d'acteurs qui investit les écrans. « Ils ont vraiment l'âge d'avoir été élevés avec une caméra braquée sur eux et de trouver cela normal », commente Ang Lee, le réalisateur de Brokeback Mountain. « C'est une génération apparue sur les écrans dans les années 90, au moment où Hollywood s'est mis à cibler les adolescents, analyse de son côté Sam Mendes, le réalisateur de Jarhead (et d'American Beauty). Ils ont joué des héros ados pour un public ado. Aujourd'hui, chacun a déjà une dizaine de films derrière lui, plus ou moins bons, mais aussi l'expérience qui va avec. »

Si le passage de l'adolescence à l'âge adulte a toujours été un moment délicat dans le parcours des comédiens précoces, il n'en va plus de même aujourd'hui, où les acteurs s'amusent avec leur âge comme avec un élastique. L'exemple le plus spectaculaire est bien sûr celui de Tobey Maguire, qui a joué la puberté de Spider-Man (2002) à près de 30 ans, avec un succès planétaire, et s'apprête à retrouver son personnage fétiche pour la troisième fois. De son côté, Jake Gyllenhaal a tourné l'an dernier son premier blockbuster (Le Jour d'après, film catastrophe climatique) sous les traits d'un lycéen de six ou sept ans son cadet. En quelques années, la figure du action hero jadis caricaturée par Stallone et Schwarzenegger a ainsi muté : il peut s'agir désormais d'un personnage vulnérable, sensible, voire torturé, à l'image de Matt Damon dans les thrillers d'espionnage La Mémoire dans la peau et La Mort dans la peau – suite en préparation.

Autre frontière que cette génération déplace : celle du masculin. « Il est presque devenu de rigueur, pour un aspirant à l'oscar, de jouer un homosexuel », ironisait il y a peu le quotidien anglais The Guardian. Mais, par-delà l'effet de mode et la volonté de performance, un tabou commence bel et bien à s'estomper et ce petit vent de liberté renouvelle l'inspiration, des scénaristes comme des acteurs. Jake Gyllenhaal et Heath Ledger sont magnétiques en cow-boys amoureux l'un de l'autre dans Brokeback Mountain, et l'on attend avec impatience la prestation, très louangée outre-Atlantique, de Philip Seymour Hoffman en Truman Capote, dans la bio du sulfureux écrivain. Sur le modèle du grand frère Johnny Depp, qui a souvent joué sur l'ambiguïté à l'écran sans perdre une once de son lustre, les jeunes acteurs hollywoodiens se décoincent. Ils s'assument comme objets sexuels sans en rajouter – ça, c'était bon pour Brad Pitt. Poster boy presque malgré lui, Leo DiCaprio a prouvé que cela n'em-pêchait pas de conquérir ses galons de grand acteur. Entre l'école « charismatique « – ceux qui jouent de leur aura personnelle d'un film à l'autre, façon Redford – et l'école Actors Studio – les monstres de métamorphose, façon Hoffman –, le fossé se comble. Les nouveaux empruntent tour à tour à l'une et à l'autre.

La liste de « profils « qui suit, forcément non exhaustive, témoigne ainsi d'un métissage revigorant entre les styles et les parcours. Aujourd'hui, Jack Black, qu'on croyait cantonné aux pitreries trash, campe un créateur presque inquiétant dans King Kong, tandis qu'Adrien Brody, au physique atypique, invente un nouveau genre de prince charmant dans le même film. L'été dernier, le blondinet Owen Wilson, né avec le comique poétique de Wes Anderson (La Vie aquatique), a battu des records au box office grâce à un improbable mélange de romantisme et d'humour scato-régressif (Serial Noceurs). Philip Seymour Hoffman, qui semblait abonné aux seconds rôles, pourrait remporter l'oscar du premier dans quelques semaines. Sans parler de ceux qui oscillent toujours avec aisance entre les blockbusters et l'approche expérimentale de Gus Van Sant... Bref, à l'heure où l'on parle sans cesse de leur remplacement partiel voire total « grâce « à la numérisation, les acteurs restent la part la plus vivante, la plus imprévisible et la plus prometteuse du cinéma américain.

PORTRAIT DE HEATH LEDGER: Ténébreux
Heath Ledger


Un peu Mel Gibson en version blonde, un peu Matt Damon en version longue, Heath Ledger, l'Australien adopté par Hollywood en 2000, est déjà nominé au Golden Globe pour Le Secret de Brokeback Mountain, d'Ang Lee. Sincèrement, on n'aurait pas parié une statuette sur ce beau gosse à épaules et mâchoires carrées, découvert à 20 ans en fils de... Gibson dans l'indigeste Patriot. Même si récemment il parvenait à faire de l'ombre à... Damon dans Les Frères Grimm, de Terry Gilliam, le reste de sa jeune filmo (Frères du désert, Chevalier, Le Purificateur...) nous avait plutôt montré un Heath léger, à tous les sens du mot, malgré une solide formation théâtrale et shakespearienne en terre australienne. Une courte scène, pourtant, témoignait de ses dispositions dramatiques dans A l'ombre de la haine (2001), où, soudain sombre, tendu, il finissait par se loger une balle dans la tête. Brokeback Mountain confirme donc cette promesse : Heath est un blond ténébreux. Dans cette histoire de déni amoureux entre deux gardiens de chevaux, il impose, à 26 ans, son épaisseur minérale. Roc imperceptiblement ébranlé par le désir, il semble, au fil du film, se dessécher sur pied, « eastwoodien ». Fils de Mel, frère de Matt, héritier de Clint, encore un ou deux bons films, et il sera Heath Ledger pour de bon.
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Mar 21 Mar - 8:37

Je trouve l'analyse du film, du mythe et du jeu des acteurs ainsi que de la personnalité de Jake tout à fait pertinente. Merci pour ce cadeau.
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Tyty
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Mar 21 Mar - 8:41

De rien mouk !! Wink
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Alias85
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Mar 21 Mar - 13:18

oui moi aussi cet article est un des meilleurs que j'ai lu !!!!!!!!
merci beaucoup !!!!! Very Happy
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Jane
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Mar 21 Mar - 14:02

Merci pour l'article, mais je ne suis pas d'accord du tout et je n'aime pas le ton du narrateur un peu ironique parfois Grrrr03

1° le portrait de Heath

"découvert à 20 ans en fils de... Gibson dans l'indigeste Patriot. Même si récemment il parvenait à faire de l'ombre à... Damon dans Les Frères Grimm, de Terry Gilliam, le reste de sa jeune filmo (Frères du désert, Chevalier, Le Purificateur...) nous avait plutôt montré un Heath léger, à tous les sens du mot, malgré une solide formation théâtrale et shakespearienne en terre australienne"

ben moi j'ai aimé le jeune homme fougueux dans "le patriot" et vraiment découvert l'acteur dans "le purificateur" pour l'intensité de son rôle I love you

2° pour le film c'est plutôt réducteur icon_thumbdown

"Ce sont donc des acteurs peu connus (pour plus de détails, se reporter au numéro précédent) qui « osent » jouer les pédés dans ce film qui restera une première dans l'histoire de Hollywood"

Encore plus réducteur pour Ang Lee Evil or Very Mad

"Et s'il manque parfois, à la réalisation, le génie spécial d'un... Wong Kar-wai pour dire le lent et vain écoulement de l'énergie vitale loin de l'être aimé, deux personnages bouleversants s'incarnent bel et bien."
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Tyty
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Féminin Nombre de messages : 2263
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MessageSujet: Re: Jake dans la presse   Mar 21 Mar - 14:20

Jane a écrit:
Merci pour l'article, mais je ne suis pas d'accord du tout et je n'aime pas le ton du narrateur un peu ironique parfois Grrrr03

1° le portrait de Heath

"découvert à 20 ans en fils de... Gibson dans l'indigeste Patriot. Même si récemment il parvenait à faire de l'ombre à... Damon dans Les Frères Grimm, de Terry Gilliam, le reste de sa jeune filmo (Frères du désert, Chevalier, Le Purificateur...) nous avait plutôt montré un Heath léger, à tous les sens du mot, malgré une solide formation théâtrale et shakespearienne en terre australienne"

ben moi j'ai aimé le jeune homme fougueux dans "le patriot" et vraiment découvert l'acteur dans "le purificateur" pour l'intensité de son rôle I love you

2° pour le film c'est plutôt réducteur icon_thumbdown

"Ce sont donc des acteurs peu connus (pour plus de détails, se reporter au numéro précédent) qui « osent » jouer les pédés dans ce film qui restera une première dans l'histoire de Hollywood"

Encore plus réducteur pour Ang Lee Evil or Very Mad

"Et s'il manque parfois, à la réalisation, le génie spécial d'un... Wong Kar-wai pour dire le lent et vain écoulement de l'énergie vitale loin de l'être aimé, deux personnages bouleversants s'incarnent bel et bien."

Je suis d'accord avec toi Jane ! Tout dans l'article n'est pas bon !! Comme toi, je ne suis pas d'accord pour Heath ! Je l'ai adoré dans Patriot, Chevalier, j'ai aimé Frères du désert et j'ai aimé son jeu dans le Purificateur même si je n'aime pas le film !! Pour moi, ce n'est pas depuis A l'ombre de la haine qu'il est "devenu un bon acteur" !! Il l'était bien avant cela !! Et même bien avant Brokeback ! J'aime son énergie !

Quant à la critique d'Ang Lee, je ne connait pas Wong Kar-Wai, mais pour moi Ang est est génie !! Les critiques ont toujours tendance à comparer le travail des réalisteurs !! Pourquoi ? Moi je m'arrête là : Ang Lee à magnifiquement réalisé une histoire d'amour sublime et qui m'a touchée au plus haut point !! That's all !
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Jake dans la presse
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